Journal d'une adulescente

26 mai 2019

HEUREUSE!!!

Oui, je sais, c'est moche de jeter son bonheur à la face des gens... Mais que dire à part que je suis heureuse?!

Et ce n'est pas le bonheur réfléchi auquel j'avais accès auparavant. Pas le bonheur raisonnable, celui que l'on a quand on relativise. Non, le vrai bonheur! 

Celui qui gonfle le coeur, qui met des papillons dans le ventre, des tortillons dans les reins et des étoiles plein les yeux! 

Voici maintenant quelques mois que mon nouveau chéri et moi sommes officiellement en couple et bientôt deux mois que nous ne nous lachons plus. On dirait des gosses! Chacun chez soi mais toujours ensemble, avec ou sans les enfants, en sortie régulièrement, ou sur le canapé en mode plaid mais toujours en prenant le bonheur de plein fouet, à se faire envahir le coeur d'amour et d'attentions et à profiter de ce que l'on vit! 

J'ai la sensation bizarre que l'on a en vacances, j'ai compris que c'était de l'insouciance. Une amie à qui je me suis confiée m'a dit que ça s'appelle le bonheur... Et j'ai compris que je n'avais jamais ressenti cela aussi fort avant.

Lui aussi est heureux et il me le dit... alors je craque encore un peu plus! Plus aucune carapace entre nous: on est tout mou, tout tendre, un vrai couple de guimauves! Et on aime ça!

Les critiques ont cessé, les gens qui nous aiment nous disent que nous sommes rayonnants... Mieux qu'heureuse: nous sommes HEUREUX!!!

Et vu qu'on ne sait jamais combien de temps ça va durer, nous profitons de chaque instant!

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19 février 2019

svirgrull ou quelque chose dans le genre

Svirgrull (à quelques consonnances près) c'est le terme utilisé par ma psy pour qualifier Nounours... un alien, en quelque sorte. 

Et cela fait plusieurs fois que les personnes à qui j'en parle utilise le terme d'extra-terrestre. Et qu'entre nous, on s'est bien trouvé! La joie de l'harmonie entre personnes qui n'ont cessé de se sentir en décalage avec les autres, deux extra-terrestres enfin réunis! 

Et pour le "Extra", je confirme!

Quand j'ai relu mon dernier post j'ai eu peine à croire que seul un mois s'est écoulé depuis... je suis dans un rêve éveillé depuis!

Oui, c'est toujours la merde du divorce et les amis ne sont pas revenus pour la plupart. Mais franchement, vu ce que me fais vivre Nounours, vu tout le positif qu'il met dans ma vie, le peu de négatif provoqué par des jaloux et des gens toxiques ne se remarque presque plus.

Adieu la culpabilité et bonjour la félicité!!!

En l'espace d'un mois, nous sommes devenu un couple, un vrai. On parle de nous à deux. Nos mères respectives se sont rencontrées. Nous avons tous les deux relevé le défi du premier repas de famille. Il m'a emmené en week-end en amoureux, m'a chouchoutée, s'est fait chouchouté. La moindre excuse est valable pour s'appeler, se voir ou finir sous les draps (de vrais gamins)!

Nous nous sommes déclaré nos sentiments... Tout s'accélère!

J'aime la vitesse et les sensations fortes, je me sens vivante, un peu effrayée... Quand ça va trop vite, je ferme les yeux et sens mon coeur battre. Je sens que le sien bat à l'unisson... Ca me bouleverse... Alors j'ouvre les yeux et je vois qu'il me regarde et me sourit... La sensation que ce Svirgrull m'a entrainée dans la 4e dimension: tout semble trop beau pour être vrai... Et pourtant!

Comment dit-on Je t'aime en Svrigrullien??? 

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14 janvier 2019

l'hypocrisie du bonheur

Me voici propulsée dans une spirale d'emmerdes sociales depuis quelques semaines et j'avoue que le temps semble s'étirer... j'aimerais pouvoir faire un bond de quelques mois en avant pour mettre de la distance et me rendre compte du bien fondé de mes choix!

Oui, j'ai fauté avec un ami! J'assume!

Oui, je suis une femme adultère (malgré que rien de physique ne se soit passé avant la rupture avec mon mari)! J'assume!

Oui, je me suis confiée à des gens en qui je pensais avoir confiance. J'ai trop parlé, à un moment où je n'avais plus de filtre et de limites dans mon jugement propre! J'assume!

De cette situation, je ne retire que jugements et insultes de la part de personnes qui ont peur que ça leur arrive! J'assume!

Je n'assume pas que d'autres personnes que moi se retrouvent jugées par ma faute... Voici venu le temps où les "bien pensants" qui considèrent mes choix et mes actions comme immorales et abjectes, ne réussissant pas à m'atteindre car j'assume pleinement (conneries ou pas), mettent au milieu des gens qui n'ont pas cherché à me juger! 

J'en viens à me demander s'il n'aurait pas mieux fallut que je continue mon jeu de dupe conjugal. Celui qui consiste à se convaincre soi-même du bonheur familial tant que rien n'arrive de mal. En gros: mariée, 3 beaux enfants, sans problème majeur de santé et d'argent... Pourquoi ai-je tout jeté? J'avais tout pour être heureuse, alors qu'est-ce qu'il m'a pris?

Il m'a pris que ce bonheur n'était pas le mien et que de faire comme si aurait été hypocrite!

Oui, mes enfants m'ont toujours rendue heureuse et je les aime plus que tout mais ce n'est plus le cas de l'homme avec qui je les ai conçus. Je l'ai aimé, j'ai tenté de réparer ce qu'il s'était cassé (et l'ouverture de ce blog fait partie de cet effort de relativiser pour prendre conscience de ma chance). Mais quand on sent au fond de soi que tout est brisé peut-on encore continuer? Oui, à condition de se mentir à soi-même, aux autres... Je n'assume pas!

Mais ça plaît pas... 

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04 janvier 2019

rêves et sourires

Jai toujours beaucoup rêvé. Des rêves absurdes, parfois répétitifs, annonciateurs ou franchement flippants...

Ces derniers jours ont été difficiles. En effet, depuis quelques semaines notre groupe d'amis nous rejette complètement pour la situation d'adultère que nous assumons avec Nounours. Le cerveau mouline, certains cherchent à régler leurs compte, pensent tout savoir, jugent... un moment délicat à passer. 

Les insomnies reprennent leurs aises (sauf quand nous dormons ensemble)! 

Mais lors des quelques phases de sommeil, et quelque soit la situation onirique que mon cerveau me fait traverser, Nounours est là et me sourit, en me regardant droit dans les yeux. 

Je ne saurais pas interpréter cela mais j'avoue que vu le tumulte actuel, cette image me donne une once d'espoir pour la suite...

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02 janvier 2019

Gratouilles...

J'ai découvert en Nounours, un homme dont le cerveau ne s'arrête jamais. Il est dans le questionnement permanent. Pour ma part, c'est l'hyper-activité qui inonde le plus souvent mes neurones... Dur d'arrêter le cerveau pour lui ou pour moi! Sauf quand nos mains entrent en jeu...

Depuis toujours, notre contact est électrique, comme aimanté... aimanté, joli mot vu les circonstances! Douceur de la pulpe des doigts, bords des ongles remontant dans la nuque et la base des cheveux, mains qui se touchent et s'entremêlent...

Quand on se retrouve, les sens se retrouvent  et le monde autour disparaît. Le cerveau enfin s'arrête et je le sens serein, enfin! 

Voilà donc plusieurs semaines que nous nous permettons des rencontres plus régulières, des journées canapé (avec plaid, cf un post précédent!) et même des week-ends en amoureux. Le plaisir des sens est au rendez-vous et le plaisir sexuel ne précipite en rien ces moments de gratouilles comme nous les appelons désormais. 

J'ai toujours connu un homme qui, si je le touchais, pensait tout de suite à la jouissance de la pénétration... Aussi délicat que le "Est-ce que tu baises?" de Tournez ménage! Mais là, c'est un autre enjeu... il ne cherche pas la décharge finale mais prend tous les chemins pour que la promenade soit agréable, quelle qu'en soit la fin! Deux heures de gratouilles à moitié endormis mèneront tantôt au sommeil salvateur, au câlin tendre et coquin ou à l'extase sexuelle (et j'en découvre beaucoup là aussi!!!)...

Mon Dieu, cet homme là ne pense pas qu'avec son pénis et ne le fait pas passer pour l'enfant gâté dont il faudrait absolument s'occuper! Il a su éduquer son membre!!! Je ne savais même pas que c'était possible...

Du coup, moi qui suis très tactile, je m'en donne à coeur joie (là aussi, je relève l'expression!)... Gratouilles, caresses, massages aux huiles parfumées, savonnage sous la douche, câlins multiples et sous toutes les formes... Je revis physiquement, tactilement, kinesthésiquement!

Mais les caresses ne peuvent durer indéfiniment et le retour à la réalité est d'autant plus destabilisant que le cerveau repart... Outch!!!!

Vivement les prochaines gratouilles!!!

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31 décembre 2018

Fin damnée?

31 Décembre... préparatifs de révéillon et mise au point intérieure!

 

Alors que mes mains s'activent dans la préparation des desserts que j'ai en charge d'amener à la soirée de fête, mon esprit vagabonde... Qu'en est-il de mon repentir?

En effet, pour moi, tenir mon mariage était aussi un engagement religieux (après celui de vouloir préserver l'amour du couple et la cellule familiale)... Vais-je être damnée en cette fin d'année???

Le couple défaillant se doit-il de continuer pour permettre aux temps et aux Ecritures de faire des miracles et de continuer à grandir sous le regard d'Amour de celui qui décide de tout? Oui, je pense qu'un couple qui va mal doit se donner des chances d'essayer de continuer en faisant vivre leur engagement...

Mais pourquoi j'en suis là alors?

Ah oui!!!! C'est parce que je ne suis pas un couple à moi seule et que les efforts d'un seul peut difficilement palier au manque d'engagement de l'autre... 

Donc damnée ou pas, je préfère considérer que les personnes qui entrent et sortent de ma vie ne sont pas un hasard et que je ne peux agir sur tout ce qui m'entoure... Un beau lâcher prise par rapport à quelques années en arrière! 

Ca me fait bizarre de ne pas planifier, organiser l'année qui arrive et en même temps, ça me libère! 

Je vais donc oublier la to-do list de cette année et me laisser porter dans cette vie qui devient la mienne... Anges ou démons prendront bien le temps de m'accueillir en temps voulus!

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18 décembre 2018

Découverte du faux-self...

... ou comment j'ai vécu ma vie avant de découvrir que je n'en avais qu'une!

 

Oui, cette accroche parlera à celles et ceux parmi vous qui ont lu ce livre très connu. Il y en a d'autres aussi comme ceux de Laurent Gounelle (que je dévore ces dernières années - ces livres, pas lui, soyons clairs ;-) et qui m'aide à réfléchir! 

Réfléchir... c'est bien ça la question! N'ai-je pas trop réfléchi???

N'ai-je pas fait trop confiance à mes compétences rationnelles en étouffant la part inconsciente qui, je dois le reconnaître après avoir relu l'intégralité de mon blog, n'a cessé depuis des années d'essayer de m'ouvrir les yeux? Tous ces rêves, toutes ces sensations, tous ces désirs... Mais mon cerveau reprenait le dessus à chaque fois, rationalisant, calmant les ardeurs et les inconduites, me culpabilisant à chaque fois un peu plus!

Et puis, la crise de cet été.

Et le cerveau a perdu son contrôle! Les émotions m'ont submergée au point de ne plus tenir à cette vie si raisonnablement heureuse, de ne plus vouloir réfléchir et de vivre, BORDEL!!!

Par mon amie (dont il est question dans un post datant de 3 ans et dans lequel j'explique nos situations similaires en couple - elle est d'ailleurs en pleine séparation elle aussi...), j'ai découvert la notion de faux-self.

Faux-self :révèle la dissociation à travers une certaine réserve, une attitude sociale toujours polie, de bonnes manières dans les rapports aux autres... L'individu a investi son apparence, protégeant son Moi derrière un écran social rigide. (cf http://psychiatriinfirmiere.free.fr/definition/instances/self_faux-self.htm)

En gros, je me suis construit une carapace de protection entre mes aspirations profondes et le monde social qui doit m'accepter pour que je ne me sente pas délaissée et fragile, et ça durant des années...

Cet été, tout a pété!!!! BOUM!!!

Le faux-self a volé en éclats, me laissant à nu émotionellement, fragile, à vif... VIF COMME DANS VIVANTE!!!!

Et je me suis sentie être MOI, pour de vrai! Pas la personne que j'ai voulu être, que j'ai construite depuis l'adolescence avec ses projets personnels de vie de couple aimant, de mère de famille nombreuse et de femme active intellectuellement, non. Je suis devenue MOI...

Je vais donc vous présenter mon nouveau MOI, comme il m'apparaît aujourd'hui... (vous m'excuserez les approximations ou les contre-sens, je ne me connais pas encore très bien!)

Famille: femme adultère, aimant ses enfants plus que tout, leur faisant confiance et les souhaitant heureux, trop proche de sa mère qu'elle a peur de perdre. 

Vie sociale: trop vouloir plaire et se faire remarquer gâche souvent le tableau, mais après tout: j'emmerde ceux que ça gène! Ils n'ont qu'à s'éloigner si mon bonheur non conventionnel socialement les éclabousse! Attention, ça tâche!!!

Professionnellement: épanouie même si parfois stressée, ne souhaitant pas s'arrêter là...

Amour: ça fait du bien par où ça passe! En version "grand cru bordelais" ou "alcool fort en fin de ripaille", le tout est d'apprécier et de déguster en se laissant tourner la tête et réchauffer le ventre... S'ennivrer de son parfum, le regarder, scruter ses détails, le laisser courir sur les lèvres et la langue, fermer les yeux et sentir l'effet de relachement et de bien-être qu'il procure... Certains soirs seront trop arrosés et nous perdrons la tête et les souvenirs, d'autres seront plus raisonnables mais le breuvage sera délectable et apprécié plus finement, marquant parfois même la mémoire... 

Voilà...

la nouvelle MOI ne plaît pas à tout le monde mais elle me plaît à moi...

Et je suis la seule personne avec qui je vivrai toute ma vie, autant que je m'aime, non?!

 

 

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Entre volonté et désir

Mon dernier post a été plus que synthétique sur l'année écoulée et je compte bien rattraper mon retard d'écriture maintenant que mon esprit est plus clair.

Pour être honnête avec moi-même, je dois reconnaître que ce sont des moments partagés avec des personnes extérieures au cocon familial qui m'ont fait avancer.

Parmi ces personnes, une espèce d'OVNI a surgit dans mon milieu professionnel. Une confidente, dont c'est le métier, qui a été là pour ça...

Les secrets se sont révélés naturellement. Je me suis beaucoup livrée, elle n'a cessée de me dire que je l'impressionnait et je ne comprennait pas pourquoi. Elle m'a donné de la lumière après chaque confidence sombre et ça m'a fait du bien... Et puis, elle dont le métier est d'entendre la détresse des autres, m'a livré la sienne et ça m'a bousculé! Elle était humaine, elle me faisait confiance, avait confiance en ma réflexion et mon empathie... Je n'étais donc pas l'être arrogant et narcissique que mon mari dépeignait en me décrivant mais réellement un être capable d'entendre et d'écouter pour aider les autres. 

De fil en aiguille, je lui ai livré les impressions de ces dernières années entre ma place auprès de mon mari et le bien-être ressenti auprès de mon confident. Et là, elle a pour moi une phrase qui a tout changé dans ma manière de voir ma vie:

"Nos actions sont définies par l'équilibre entre la volonté et le désir.

La volonté est consciente et réfléchie. Elle est rationnelle et socialement convenable.

Le désir est guidé par l'inconscient, le plaisir, le besoin de vivre. Mais ce désir n'est pas réfléchi et donc pas contrôlable.

N'écouter que sa volonté consciente c'est s'interdire de vivre et se laisser mourir à l'intérieur..."

Je vous avoue que cette discussion a bousculé mes neurones plusieurs semaines. 

Je l'ai sortie à mes amis pour lancer le débat, à mon mari (que ce n'a pas ému plus que ça!), avec ma mère... Bref, j'ai tenté de comprendre pourquoi elle raisonnait autant en moi en la partageant autour de moi.

Une voie s'était ouverte dans mon esprit... je me laissais mourir et le pire c'est que je pensais bien faire! 

Voilà donc l'équilibre que je ne trouvait pas dans ma vie: Faire volontairement des choses bien et taire le désir qui me disait de vivre ma vie!

Depuis, j'avance!!! 

 

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12 décembre 2018

Le passage a l'âge adulte... Ou pas!

J'ai longuement hésité à reprendre le clavier pour continuer ce blog! Je me suis sentie idiote, inconstante mais tellement de choses ont bougé que je ne peux pas m'en empécher! 

 

Le dernier message date d'un an environ... Entre temps on va dire que l'adulescente accomplie que j'étais à voulu basculer dans l'âge adulte. Mais je me suis aperçu que la maturité n'a pas forcément les traits que la société patriarcale de bonne éducation veut bien lui prêter.

Il y a un an, la famille parfaite tenait son rôle. Nous sortions de deux mariages en famille où nous étions apparus comme "un exemple familial" ce qui gorgeait d'orgueil mon mari! Et plus cette image m'était présentée, plus je réalisais que c'est à moi seule qu'il la devait! Je tenais la situation financière, l'éducation des enfants, le choix de leurs tenues et de leurs lectures, de leurs activités, la maison et son organisation... Bref, une maîtresse femme en plus de mon travail et du peu de temps que j'osais m'accorder alors.J'entretenais nos relations familiales et amicales, seule. 

Et tout cela en récoltant des critiques de la part de mon mari, ... Que du bonheur! 

Pendant ce temps là, Monsieur s'encroutait dans une situation professionnelle sans intérêt (ni intellectuel, ni financier, ni de carrière...) sans profiter de son seul intérêt : des horaires lui permettant de me seconder auprès des enfants et de la maison. J'y arrivais tellement bien seule! 

Et il a commencé à râler sur tout ce qui l'entourait: famille, amis, enfants, situation financière (pas fameuse il est vraie mais pas catastrophique non plus)... Rien ne le rendais heureux! Après plusieurs discussions, secouage de neurones et autres soirées "psy" entre nous, il a décrété que tout était normal dans l'état de déprime qui commençait à nous bouffer. Et plus il s'enfonçait, et plus j'essayais d'être dynamique pour deux... Jusqu'à épuisement!

Pendant plus de 6 mois dans cet état de reproche permanent: il était triste, c'était de ma faute, j'étais triste, c'était de ma faute! Yeah!!! J'ai tenté de m'échapper en profitant de mes enfants, en présence des amis, et sur mon lieu de travail avec beaucoup de bonheur et de dynamisme.

Cela m'a fait du bien, et plus j'allais bien et plus il m'en voulait! Et plus il m'en voulait, plus je me sentais proche des autres!

Ne pouvant pas faire de sport à cause de nos finances (seule personne du foyer à se restreindre de ce côté là!), j'ai commencé à vouloir randonner, seule ou avec les enfants, et de le proposer autour de moi. Bien sûr, il n'avait pas envie de m'accompagner. Certains amis ont répondu présent, et parmi eux, mon confident....... Voilà! Vous voyez arriver la suite???

Les confidences ont repris, avec la distance et l'amitié. J'ai découvert que je recherchais ces moments de liberté de plus en plus souvent. Besoin de fuir la négativité de mon mari, sans en avoir conscience, du moins, pas en permanence.

Puis le printemps et nos anniversaires ont été sources de conflits, problèmes financiers et cadeaux critiqués... Sans remise en question de son côté et en faisant de plus en plus le dos rond du mien pour ne pas exploser. Les amis sentant le malaise granissant, les enfants se retrouvant victimes de sa mauvaise humeur...  La famille parfaite, non?!

Bien sûr, j'ai beaucoup culpabiliser, me pensant responsable de sa tristesse et de son malheur. 

Et puis l'été est arrivé et avec lui, une première crise d'angoisse. 

Mais avant cela, une précision s'impose. Juste après mon dernier message sur le blog, nous apprenions la maladie de ma meilleure amie... Bouleversement émotionnel majeur qui a, je pense, conditionné la suite des évenements. 

Donc, angoisse et ciel bleu: les vacances d'été étaient là!!!!

Pour me sortir des idées noires, mes amies ont tout fait pour me sortir et me tenir compagnie, en mode "colonie de vacances / attention enfants"! Nous avons traversé la région, pique-niqué, roulé, visité, rigolé, bronzé... les enfants étaient heureux et moi aussi. Quand je ne partais pas avec elles et les enfants, mon confident proposait des sorties. Jusqu'à celle qui a tout changé...

Cela faisait plusieurs mois (voir années!) que nous parlions avec mon confident d'aller à un endroit idyllique de la région entre lavandes, montagnes et lac turquoise. Et en cette fin de semaine de juillet, nous étions partis: enfants, mari, ami et moi pour y passer la soirée. Le voyage fut un enchantement des sens: paysages, odeurs, rires. Je me sentais revivre! Puis, la soirée sur place s'est déroulée comme si mon mari nous en voulait. Critique, gueule, isolement... j'ai décidé de l'ignorer et de me remplir du positif qui m'entourait: mes enfants riant, mon ami souriant, les paysages, la musique, les feux d'artifices. Pendant ceux-là, j'ai saisi une main... ce n'était pas celle que j'avais saisie 13 ans plus tôt lors de mes voeux. Mais celui avec qui le contact s'est fait, ne l'a pas retirée. 

S'en est suivi des semaines de questionnements, de doutes, de culpabilité; sans que rien que cette main saisie ne se passe. J'ai tenté de réveiller mon mari sur ce qu'il était en train de se passer et sur le rôle qu'il devait jouer. Il devait se réveiller, revenir dans ma vie!

Sa réaction a été inverse: il m'a demandé de me couper du monde, de mon confident, de mes amies, de mes sorties... je n'avais rien à chercher à part lui! C'était ça le mariage...

J'ai craqué!!!!!

Alors que nous passions deux journées ensemble avec mon confident, les approches se sont précisées mais la situation ne le permettait pas. Nous rompions notre amitié pour sauver mon mariage, sentant une électricité se créer. 

Quand je l'ai annoncé à mon mari et alors que j'étais dévastée, il en était ravi... Son malheur était une priorité... J'ai tenu 10 jours! 10 jours pendant lesquels j'ai réalisé que je ne l'aimais plus lui! Et puis, j'ai rompu, rompu un mariage, une famille, un couple de près de 20 ans. 10 jours contre 20 ans mais après combien d'efforts?! 

Cette décision a eu un effet destabilisant: j'ai rompu avec lui et je me suis recollée à l'intérieur!

Depuis, une cohabitation longue et épuisante (qui dure encore aujourd'hui), des rancoeurs, des vérités, des insultes, des blessures... Mais une sensation d'être en accord avec moi-même qui ne m'a pas quittée!

Et depuis, une aventure amoureuse avec mon confident, dit maintenant "Nounours". Une aventure qui s'est enflammée, qui s'est arrêtée (j'en ai été dévastée), puis qui a repris, qui grandit... 

De la vie d'adulte responsable et annihilante, soumise à un rôle de femme face à un homme malheureux, j'ai basculé dans la vie d'ado sans lendemain mais des papillons plein le ventre et des étoiles dans les yeux! 

Et vous, vous choisiriez quoi? La responsabilité ou le bonheur???

 

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26 novembre 2017

quand la crise passe

La crise est un état passager. Il faut donc se rendre à l'évidence quant à la durée de l'adolescence : à un moment, ça s'arrête. Alors, pas tout d'un coup... Je dirais que ça s'estompe. Un peu comme un pastel sec ou un fusain qu'on travaille au doigt : le tracé est visible, les mains sont tachées mais la couleur est plus douce, jusqu'à ce qu'on soit content de son œuvre.
Pour l'adulescence, c'est pareil.
Je viens de relire l'ensemble des messages du blog ouvert depuis plus de trois ans. La personne qui a écrit n'est plus celle que je suis aujourd'hui. Comme le trait de pastel, je me suis estompée...

Êtes vous déjà retourné sur votre adolescence ? On y voit l'être qu'on a été mais que l'on est plus tout à fait. On se juge soit même, sachant que certains de nos actes semblaient idiots mais qu'avec le recul, ils ont fait de nous l'être présent dans le miroir.
Sans ces actes, que serais-je aujourd'hui ? Aurais je cette vie?
Je conçois que beaucoup de mes pensées mises à jour sur ce blog m'apparaissent comme navrantes aujourd'hui, certains de mes actes complètement idiots... mais où en serais-je si je n'avais pas accepter tout cela?

Mon ancien médecin avait la réponse : à l'asile ! Car pour lui, la crise a commencé avec ma première fausse couche, il y a plus de 4 ans en arrière. Pour lui, j'étais capable de surmonter tous mes problèmes ... mais avec un quatrième, je serais devenue folle. Il était un peu extrême, mon docteur, mais il avait un regard sur la nature humaine étrangement cru et vrai. Il m'avait aussi prévenu du danger de mes amitiés masculines.
Il fait partie de cette génération qui savait qu'un homme et une femme qui partagent l'Amitié, finissent par chercher beaucoup plus...

Comme l'explique Alexandre Jollien, philosophe moderne et éclairé : tout est passage, rien ne doit rester figé afin de pouvoir être supporté. Il a des mantras du type: la vie n'est pas la vie, c'est pour cela que je la nomme la vie.

Voilà où j'en suis. Mon état d'adulescente n'est plus vraiment et je pense écrire mon dernier message sur ce thème.

Mes doigts sont recouverts de pastels, je suis heureuse de ce que j'ai sous les yeux : ma famille, mon mari, mes amis... il est temps de commencer un autre dessin.

Je continue à faire des rêves ou à imaginer ma vie (surtout sexuelle) autrement mais je profite pleinement de ma vraie vie... qui n'est pas ce qu'elle est et qui ne le sera peut être jamais ! Comme dans le dessin: à chacun sa perception...

À bientôt peut-être ailleurs...

Princesse Gwen

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